22 août 2007

Mojo contre la FICL

Scandale dans le landerneau du catapultage de loutres. La Fédération Internationale de Catapultage de Loutres (FICL) ne veut pas délivrer sa licence de catapultage à Mojo. Qui est Mojo? C'est tout simplement le premier singe catapulteur de loutres (cf photo où on peut le voir construire une catapulte en bois de cagette de Floride).

Mojo est né à Shelbercity dans l'Oregon. A trois ans il devient compteur de vis pour la Manhattan company. Il est chargé de compter toutes les vis présentes dans les gratte-ciels de New York. Certains disent que c'est un emploi fictif, d'autres disent que Mojo est alcoolique. Peu importe les racontars, Mojo rentre chez lui chaque soir exténué après une journée de comptage. 154763 vis pour la Statue de la Liberté, 600754 pour l'Empire State Building. Mojo rentre avec ces chiffres en tête. Il n'en peut plus. Alors un beau jour de mai il décide d'aller voir son patron et lui dit ce qu'il a sur le coeur (d'ailleurs les singes ont-ils un coeur en forme de banane?). Ca donne un truc comme : "ha ha hi ha ha grrr" mais le patron semble comprendre (c'est fou le nombre de personnes qui parlent le singe dans l'est américain). Mojo, licencié, part à l'aventure, une banane sous le bras.

Arrivé à Chicago il rencontre John ROCKET, un maître catapultier atteint du syndrome de Dick RIVERS (il a une banane qui lui pousse dans le front). Leur amitié est de courte durée car un matin de fringale Mojo dévore littéralement le lobe frontal bananesque de John ROCKET. Néanmoins celui ci, avant de mourir dans d'atroces souffrances que même la "Bible" ne justifie pas, c'est pour dire, a eu le temps d'enseigner à notre singe préféré les techniques secrètes du catapultage de l'Illinois.

Ainsi le 17 août dernier le petit Mojo écrit à la Fédération Américaine de Catapultage de Loutres pour demander une licence. Licence accordée mais tout de suite refusée par la FICL. Et donc là scandale (remarquez cet énorme détour pour en arriver là, j'aime perdre mon temps...)! Scandale car la FICL justifie son choix par la pilosité non réglementaire de Mojo. En effet, selon la règle 175-45, alinéa B du code international de catapultage de loutres, un catapulteur ne peut être recouvert de poils à plus de 85% de la surface de son corps. Mojo atteint les 94%. Ce règlement que les plus progressistes d'entre nous contestent du fait de sa mise en place après la vague mystérieuse de combustions spontanées qui a eu lieu au meeting de Lisbonne en 1912 (185 morts) empêche Mojo de participer à toute compétition de catapultage.

Mojo a décidé de porter l'affaire devant la cour suprême des États Unis d'Amérique. La FICL crie au vice de procédure, la cour suprême ayant à sa tête un orang outan du nom de Bernard (et désigné par George W. BUSH lui-même un soir de coke party). Mojo sera épaulé par Maître COLLARD, le célèbre avocat amateur de pâte à pizza.
Bien sûr un fois sorti de la prison thaïlandaise qui m'héberge (une sombre histoire de tentative de meurtre sur personne âgée) je vous tiendrai au courant des suites de l'affaire que CNN désigne déjà comme le "MojoGate".

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