17 octobre 2007

Gloire au bois de cagette!

Tu vois ça Jimmy c'est une fourchette. Répète après moi FOUR-CHETTE. Ah, tu es là lecteur? Tu me surprends en plein cours de vie quotidienne auprès de repris de justice auxquels on a ôte le lobe frontal dans le cadre d'expériences scientifiques. Ô mystères de la Science!

Non, aujourd'hui je ne serai pas poète ou grand orateur, comme pourtant je sais parfaitement l'être. Non, j'ai envie de te parler d'un élément essentiel du catapultage de loutres : le bois de cagette. Car, comme tu le sais si tu me lis régulièrement, les catapultes propres au catapultage de loutres sont à 99% constituées de bois de cagette (le 1% restant étant essentiellement un amalgame de sang de loutres, de sueur et de sauce gribiche). Le bois de cagette, c'est quoi? C'est le bois (logique) issu du "cagettier". Le cagettier est un arbre poussant exclusivement sur les berges orientales de Colombie. Là-bas les anciens l'appellent le "Carabaticacalaka" ce qui veut dire, et Dieu seul sait que mon accent est mauvais, "l'arbre qui pue la merde". Ses longues branches violettes, et au pouvoir fortement urticant, s'élèvent à plus de 67 mètres du sol. Du temps des Aztèques il était vénéré par les violeurs en série. Dès la découverte des Amérique et grâce à son extrême robustesse et son élasticité hors-pairs le bois de cagettier fut abondamment utilisé dans le cadre de nombreuses séances de tortures.

De fiers Pedro (en Colombie ils s'appellent tous Pedro, même les vaches) sont chargés d'abattre et de découper ces arbres. Malgré leurs mains cailleuses et bourrues, pleines de poils roux, ils réussissent, grâce à un talent millénaire, à extraire de ces cagettiers de superbes planches destinées à l'exportation. Planches qui sauront devenir d'élégantes cagettes d'épicerie. Ces planches sont IN-DIS-PEN-SABLES pour le catapultage de loutres. Les Pedro ont la belle vie. Ils vivent dans de petits bungalows protégés du soleil que les plus grognons nomment "cellules d'une prison secrète souterraine tenue par des trafiquants de drogue". Entre deux découpages de planches des séances "d'electric party" sont organisées : les Pedro se réunissent dans une salle où, pour leur plus grand confort, ils sont délestés de leurs vêtements et pour que la fête soit totale plusieurs parties de leur corps sont branchées sur 220 Volts. Quant à la nourriture les patrons des Pedros ont fait preuve de fun et d'imagination : elle est disposée à même le sol, dans des gamelles. Une gamelle tous les deux bungalows. Ils savent vivre les Pedros!

Alors vois-tu, jeune lecteur à moitié myopathe, ton bois de cagette, mon bois de cagette, notre bois de cagette vient de loin et passe par les mains expertes de petits hommes joyeux aux grosses moustaches. Tu peux tester tout autre bois et tu verras par toi même, mon jeune ami, que seul le bois de cagette renferme en lui cette force et cette violence nécessaires à notre sport.
Gloire à Satan!

05 octobre 2007

L'affaire Mojo : la "chute" de l'histoire

Rappelez vous. Mojo, un singe catapulteur nord américain auquel la Fédération Internationale de Catapultage de Loutres (FICL) ne voulait pas donner sa licence de catapultage et qui avait porté l'affaire devant la cour suprême des Etats-Unis.

Après un suspens intenable et plusieurs suicides collectifs de bébés pandas (par solidarité...ah la la le communisme) la cour a délibéré. Bernard, l'orang outan président de la cour suprême a décidé que Mojo, le célèbre et tonitruant Mojo, s'il voulait obtenir sa licence internationale devait survivre à l'épreuve de la FALAISE!
"La falaise" comme les anciens nomment cette épreuve a été élaborée par des criminels de guerre nazis réfugiés aux Etats-Unis, au début des années 50. Lorsqu'un conflit survient entre un catapulteur et la justice américaine on demande au catapulteur d'ingurgiter pas moins de soixante litres d'eau de Javel et de danser de la tecktonik au bord d'une falaise (oui cette danse était pratiquée par les nazies à l'origine, fallait bien qu'ils se détendent hein) pendant vingt-quatre heures non-stop.

Ainsi mercredi 03 octobre 2007 (il y a deux jours quoi) Mojo, fier comme une huître, s'est rendu au bord d'une falaise dont le nom a été tenu secret (un indice : bleu). Il a bu ses soixante litres d'eau de Javel. Bon là déjà il faisait moins le malin. Il a commencé à tituber et à parler en grec ancien...ce qui n'est jamais bon signe chez un singe. Ensuite il s'est approché du bord du précipice et a entamé ses premiers pas de tecktonik. Malheureusement, alors qu'il tentait le fameux mouvement du tournevis cruciforme, le célèbre singe a trébuché et a fait une chute fatale de 52 mètres. Le contenu de son crâne a recouvert une superficie de 25 mètres carrés.

L'affaire Mojo a donc été close. Officiellement Mojo n'a jamais existé...


RIP Mojo
1999-2007