27 juin 2008

Rimbaud et les loutres - 2

Il y a plusieurs décennies de cela (en 1965 je crois) je vous avais parlé d'un recueil de poèmes d'Arthur RIMBAUD publié par les Éditions Gallimard intitulé "la solitude du porte-clés". De nombreux textes de ce livre sont de véritables déclarations d'amour au catapultage de loutres. Rappelons en effet que Rimbaud était plus qu'un simple amateur de notre sport. J'avais retranscrit le sublime poème "catapultage" et vous en avez promis d'autres. Mais, le temps me manquant (et plusieurs incarcérations en camp de travail passant par là) je n'ai pas pu tenir ma promesse.

Rattrapons le temps perdu avec ce magnifique texte consacré au bois de cagette, élément essentiel s'il en est au catapultage de loutres.


Bois de cagette (1872)

Il craquelle, bruisse, fendu en lames; le bois
Porte en lui les cieux d'au delà des mers
Vaisseau enfanté de Gaïa; il est roi
Aux exploits légendaires déclamés en vers

Pousse vierge des berges de Colombia
Catapulte des rives de la Tamise
Ailleurs mains protectrices des noirs bataras
Ici saint armageddon des loutres grises

Bois de cagette, avaleur d'âmes; tu es
Le squelette du mouvement catapultier
Planches ocres, soeurs de joies, de peines; vissées
En hâte par l'homme de sport; ça va saigner!

23 juin 2008

Le jour où la face du catapultage de loutres changea

25 décembre 0000 : naissance de CHRIST, Jesus CHRIST
14 juillet 1789 : révolution française
21 juillet 1969 : premier homme sur la lune

25 mai 1973 : John Philston B.BUTCHER bat le record du monde du "top crash" au tournoi du grand chelem de Londres

Les plus grands historiens érudits du catapultage de loutres s'accordent à dire, lors de leurs soirées de beuverie, que le 25 mai 1973 a été la date la plus importante de l'histoire de notre sport. Non seulement ce jour là on a pu assister à une magnifique éclipse de soleil au Guatemala (2500 morts) mais en plus notre grand champion, notre ZIDANE du catapultage, a battu un record vieux de trente ans et a mis au point une technique qui fera école.

Tout se passe à Londres. Il fait gris, il pleuviotinne et le public est venu en masse au stade de Wembley assister au deuxième tournoi du grand chelem de l'année. Cheveux longs de rigueur et odeur d'herbe qui fait rire dans les travées. John Philston B.BUTCHER a remporté, un mois plus tôt, le tournoi de Los Angeles et est donné grand favori. Grand favori jusqu'à son terrible accident de moissonneuse batteuse du 23 mai. John, grand amateur d'exploitation agricole, ne sort jamais sans sa "Lexatek", moissonneuse batteuse géante typique du grand ouest américain. Il l'a fait venir des Etats-Unis pour Londres et se promène avec sur les bords de la Tamise. Mais, alors qu'il veut changer une des lames sérieusement endommagée par un contact inopiné avec une vache, celle ci (la lame pas la vache) lui tombe sur le cou et lui tranche la carotide. Le jeune catapulteur amateur de short moulant perd 3,5 litres de sang et est donné pour mort. C'est sans compter sur l'intervention d'un garagiste local qui, passant par là, lui ressoude le cou au pistolet pneumatique. On ne louera jamais assez l'ingéniosité anglaise.

Affaibli mais vivant, John peut lutter pour le titre deux jours plus tard. Ne pouvant quasiment pas aligner deux pas il ne se présente qu'à l'épreuve du top crash. Les autres participants, voyant son état de faiblesse, lui pourrissent encore plus la vie en le bombardant de boules puantes. Les loutres grises volent dans tous les sens, les cibles sont de plus en plus éloignées et malgré son état second John Philston B.BUTCHER est toujours en course. Arrive la cible à 60 mètres. John et son dernier adversaire, le russe DRAGUNOV, loupe tous deux leurs deux essais. C'est donc la mort subite : le catapulteur choisit en secret une distance qu'il écrit sur un bout de papier (comprise entre 60 et l'infini) qu'il communique ensuite au juge arbitre. Si le catapulteur réussit à toucher la cible à son premier essai, il gagne. Si tous deux ratent on recommence avec d'autres papiers. Oui, cette règle est compliquée mais n'oubliez pas que la moitié du board du catapultage de loutres est composée de singes radioactifs...

DRAGUNOV, prudent, choisit 60 mètres. Il se loupe comme une grosse merde. John Philston lui tente...61 mètres! Oui, vous avez bien lu, 1 mètre de plus que le record du monde de l'époque! Il est fou ce B.BUTCHER! Il tend sa catapulte, la loutre part comme une fusée. Mais, John, conscient que les forces lui manquent pour atteindre les 61 mètres envoie la loutre en direction d'un officiel (je rappelle que dans le catapultage de loutres on peut toucher les officiels voire les abattre). La tête de la loutre frappe violemment l'épaule du juge. Le crâne de la petite bête inutile implose sous l'impact, devenant ainsi spongieux. Et par une incroyable facilité scenaristique la loutre se met à pivoter selon l'axe Y (le corps étant plus lourd que la tête on obtient un mouvement de rotation bien connu des alpinistes). Grâce à un tour complet la loutre gagne un bon mètre et s'écrase en grosses giclées sur la cible. A noter que cette technique sera développée par la suite par le catapulteur nain MANCINI.
John Philston B.BUTCHER est le premier homme à aligner ainsi les cibles jusqu'à 61 mètres.

Cet exploit est salué à travers le monde. On note même des suicides collectifs en Inde.
Certes après cela John Philston B.BUTCHER est devenu accro au pain d'épices mais on fera semblant de n'avoir rien vu...

11 juin 2008

Le scandale Larousse

Vous vous rappelez certainement le coup de gueule de Jacques CHIRAC, président de la Fédération Française de Catapultage de Loutres, contre l'omerta qui règne dans les médias à l'encontre de notre sport. Eh bien ces derniers jours la censure a encore frappé! Une affaire que certains grands esprits (dont Patrice LAFFONT) ont qualifié de "Laroussegate".

Il y a même pas deux jours de cela j'ai voulu entrer une petite définition du catapultage de loutres sur le site Larousse.fr, qui, depuis peu, a ouvert ses portes au grand public. Quoi de plus naturel pour un sport aussi philosophique, poétique et populaire que de se retrouver dans le grand dictionnaire du net? Figurez vous, amis aux cerveaux infestés de poussière, que les modérateurs du site ont éliminé mon article! Encore un coup du Parti Anti Catapultage (P.A.C.)! En effet, et c'est un secret pour personne, la marque "Larousse" appartient à KOCO, un singe génétiquement modifié vêtu d'un petit gilet violet et d'un chapeau de cow boy qui est totalement opposé au catapultage de loutres! Certainement les suites de "l'affaire Mojo"...

Mais ça ne s'arrête pas là. Afin de discréditer encore plus le catapultage de loutres KOCO a fait jouer ses relations. Il a réussi ainsi à faire intervenir sous la menace d'une banane trop mure des internautes, tout autant génétiquement modifiés, sur le "bistro" de wikipedia. Et l'article catapultage de loutres de Larousse.fr devient selon eux un...canular! Si si, regardez par vous même:


Entreprise de diffamation soutenue par un certain David MONNIAUX (un ancien rebelle communiste reconverti dans le trafic de Pepitos frelatés semble t-il) qui, même sans être aussi virulent que les alcooliques de wikipedia, contribue à faire mal à l'image du catapultage de loutres. Oui, j'ai mal à mon sport...

Luttons, mes amis, contre la censure et l'omerta qui frappent notre magnifique sport. Et si un jour vous voyez passer devant vous un singe habillé en cow boy : faites en de la purée! Hmmm purée de singe...

04 juin 2008

Parfum de canard WC au meeting de Rangoun

Akira KAJIMA ne pensait pas être le héros du jour. Ah ça non, il ne le pensait pas. Et pourtant...
Et pourtant, ce dimanche 1er juin c'est bien lui qui a illuminé de sa classe le meeting de catapultage de Rangoun en Birmanie (un pays extrêmement chaleureux). Devant un public constitué uniquement de militaires Akira a remporté haut la main la catégorie de la "distance". J'ai pourtant tout essayé pour l'en empêcher (la technique dite du Destop, les croque en jambes dans les escaliers, les fléchettes empoisonnées etc.). Rien n'y a fait. Comme quoi le Japonais est solide (malgré ses petits yeux bridés). Mais c'est surtout au "top crash" qu'il a impressionné son monde. Il a réussi à faire s'écraser une loutre sur une cible située à plus de 75 mètres de là. Et ce...grâce à la technique dite des "wc japonaises". Akira KAJIMA, ingénieur en toilettologie dans le civil, a mis au point un lancer unique qui consiste à faire rebondir dans l'air (oui oui, rebondir dans l'air) la loutre en s'inspirant des petits jets que l'on trouve dans les toilettes au Japon. Petits jets destinés à bien détartrer l'anus rappelons le. L'effet Léandro au summum de son exploitation.

Mais au fait, qui est Akira KAJIMA? Né dans les faubourgs de Tokyo en 1979 il possède une particularité exceptionnelle : il a un masque de catcheur en guise de visage. Signe des dieux pour certains, malédiction roumaine pour d'autres, le jeune Akira a su très tôt qu'il ne serait pas un enfant comme les autres. Sa première rencontre avec les loutres remonte à 1985. Âgé de seulement six ans il assiste à l'envahissement de son pays par GODZILLA. L'armée, à court de munitions pour repousser le monstre vert, tente le tout pour le tout en lui catapultant dessus des paquets de loutres grises. C'est un franc succès. GODZILLA est terrassé et la loutre devient un animal sacré pour le jeune KAJIMA (au Japon le kanji "sacré" veut aussi dire "mettre en charpille"). Après un terrible accident de bouteille Perrier il tombe dans le coma et se réveille, âgé de 25 ans, ingénieur en toilettologie, travaillant pour la grande entreprise nippone : "KAWACHI, WC père & fils". C'est dans les laboratoires de la société qu'il met au point ses redoutables techniques de lancer de loutres.

Akira KAJIMA, selon les bookmakers anglais, est une sérieuse chance de médaille au jeux para olympiques de Pékin. Personnellement j'ai parié 60 contre 1, à Londres, sur sa mort dans un accident de la route courant juillet. Tout peut arriver (surtout quand on a plus de frein)...